Étude de cas · Syndrome de l’imposteur

Le syndrome de l’imposteur la faisait taire.
Elle a pris la parole face à 600 personnes.

Léna*, responsable trading dans le secteur de l’énergie · 42 ans · femme dans un milieu à ~90 % masculin

Je n’ose pas dire complètement les choses par peur de me tromper.

En bref

Avant · Travail · Après

Avant

Léna a la compétence, l’ancienneté et la responsabilité officielle. Mais en réunion, devant ses pairs, devant un comité, elle se tait. « Peur de me tromper. » À 42 ans, elle se vit toujours comme une « intruse » dans son métier.

Travail

Changer le rapport à l’erreur, passer de « je parle quand je suis sûre » (donc jamais) à « je peux bafouiller et parler quand même ».

Après

14 mois après le démarrage, elle fait une intervention de 5 minutes en AG face à 600 personnes (ton clair, fluide, « petit bafouillage au démarrage » assumé). Elle gère seule une visite de 2 h en anglais avec des partenaires internationales.

Le contexte

La situation avant

Léna a 42 ans. Une expérience longue, une connaissance technique solide, et depuis 2,5 ans un poste qui lui demande de manager une équipe de 8 — dans un environnement professionnel à ~90 % masculin. Réunions, COMEX, négociations. Sur le papier, elle a sa place. Dans la tête, c’est une autre histoire.

Une voix tourne en permanence : « et si je me trompais ? » Devant ses pairs, elle se tait. Devant son chef, elle minimise. « Je préfère ne rien dire que dire quelque chose qui ne va pas. » À l’intérieur, elle se sent comme une « intruse » — pas parce qu’elle manque de compétence, elle l’a. Parce que dans un milieu où la prise de parole est continue, ne pas parler, c’est ne pas exister.

Le corps paie pour la tête : mains moites avant chaque réunion, cœur qui s’accélère, cage thoracique oppressée. Et des décisions prises par d’autres, parce qu’elle n’a pas pris la parole assez tôt.

Le réflexe, à chaque réunion :
1 · Avant — elle prépare, beaucoup. Elle veut être « sûre » avant de parler. Au moindre doute, elle se tait.
2 · Pendant — elle pèse chaque mot, attend d’être sûre à 100 %. Pendant ce temps, quelqu’un d’autre donne un avis moins solide que le sien — et la décision se prend sur cet avis-là.
3 · Après — la rumination. « J’aurais dû dire ça. Pourquoi je n’ai rien dit ? »

Elle ne vient pas pour devenir plus compétente. Elle vient pour arrêter de s’interdire la parole dans une fonction où parler fait partie du travail.

Le renversement

L’exigence de certitude n’est pas une qualité professionnelle.
C’est une muselière intérieure.

Ce que Léna prend pour « une exigence professionnelle » est en fait une stratégie d’évitement de l’humiliation. Tant qu’elle ne dit rien, elle ne peut pas être prise en défaut. Mais tant qu’elle ne dit rien, elle reste à la place de l’intruse, celle qui ne parle pas parce qu’elle n’est pas légitime.

Tant que cette muselière tient, aucune réussite ne suffit. La légitimité ne se prouve pas dans le silence. Elle se prouve dans la parole prise, même imparfaite.

C’est exactement ça, le syndrome de l’imposteur : la compétence est là, prouvée, reconnue — et la personne continue de se vivre comme une intruse qui pourrait être démasquée à la prochaine prise de parole.

Ce mécanisme, c’est exactement ce qu’on travaille dans l’accompagnement RISE.

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Les résultats

Ce qui a changé

Je me dis peut-être que j’en dis trop, mais tant pis.

Le travail n’a pas porté sur la technique — elle l’avait déjà. Il a porté sur la permission intérieure : déplier les scènes où elle s’était tue, l’histoire ancienne derrière, le rapport à l’erreur. Pas devenir plus sûre avant de parler — accepter de parler sans être sûre. Quatorze mois plus tard :

  • Intervention de 5 minutes en AG face à 600 personnes, sur un sujet préparé. « En parlant de façon claire et fluide, avec un petit bafouillage au démarrage quand même mais léger. J’ai réussi à gérer le stress. »
  • Visite de 2 h en anglais avec des partenaires internationales, gérée seule. « J’ai encore cherché mes mots et fait des fautes, mais j’ai accepté cela et j’ai « osé ». »
  • Plus directive en réunion avec son chef, « J’ose peut-être un peu plus aussi en parler avec lui et rentrer plus dans le détail. »
  • Corps qui suit, avant : oppression thoracique, mains moites. Maintenant : « je suis plus en légèreté ».
Preuve concrète

Message reçu, 14 mois après le démarrage de l’accompagnement

Capture du message WhatsApp envoyé par Léna : intervention de 5 minutes en AG face à 600 personnes, et visite de 2 h en anglais gérée seule

Capture partagée avec son accord — nom et détails identifiants masqués.

Tu te reconnais dans ce réflexe ?

On en parle ensemble ?

Tu attends d’être parfaitement sûr·e pour parler, alors tu te tais.

Tu te vis comme une intruse ou un imposteur dans ton milieu, même quand on t’a confié des responsabilités.

En Session Découverte, on regarde ensemble si RISE est adapté à ta situation.

* Accompagnement individuel de 11 séances sur ~3 mois (2025), antérieur au format RISE actuel — suivi vérifié à 14 mois. Prénom et certains détails modifiés pour préserver la confidentialité. Témoignage publié avec l’accord explicite de la personne concernée.